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Consécration

  • >> Pourquoi pas prêtre ?

    Quel Frère n’a pas entendu cette question ? Preuve que cette vocation surprend. Et c’est vrai, il n’y a jamais eu de prêtres chez les Frères des Ecoles Chrétiennes depuis le fondateur, selon sa volonté même. Jean-Baptiste de La Salle considérait en effet que la mission d’éducation demande « un homme tout entier ».

    Ce faisant, les Frères sont fidèles à l’originalité de leur vocation, à cet appel à vivre la vie religieuse en elle-même, dans une fraternité si particulière qui marque leur style éducatif et relationnel.

    L’Eglise reconnaît la vie religieuse de Frère comme un « état complet de la profession des conseils évangéliques » : « Ces religieux sont appelés à être des frères du Christ, profondément unis à Lui, "l’aîné d’une multitude de frères" (Rm 8,29) ; frères entre eux, dans l’amour mutuel et dans la coopération au même service pour le bien dans l’Église ; frères de chaque homme par le témoignage de la charité du Christ envers tous, spécialement envers les plus petits et les plus nécessiteux ; frères pour une plus grande fraternité dans l’Église » (…) ils proclament à tous la parole du Seigneur : "Tous, vous êtes des frères " (Mt 23,8). Le Concile Vatican II (…) désire que les Instituts de Frères demeurent fidèles à leur vocation et à leur mission. » Exhortation apostolique Vita Consecrata, 60.

    La vocation de Frères des Ecoles Chrétiennes n'est pas d'être prêtre

  • >> Une formule de vœux tricentenaire

    Le dimanche de la Trinité de 1694, douze de nos premiers Frères s’engagèrent pour la vie aux côtés de Jean-Baptiste de La Salle. Nous prononçons aujourd’hui encore ces mots de leur formule de consécration : « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, prosterné dans un très profond respect devant votre infinie et adorable majesté, je me consacre tout à vous pour procurer votre gloire autant qu’il me sera possible et que vous le demanderez de moi […] »

    Chaque dimanche de la Trinité, nous célébrons en communauté une rénovation de ces vœux que nous prononçons publiquement pour la vie après 6 à 9 ans de formation initiale : vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, vœu d’association pour le service éducatif des pauvres, vœu de stabilité dans l’Institut.

    Frères des Écoles Chrétiennes

  • >> La formule des Vœux

    Voici la formule par laquelle les Frères, se consacrent à Dieu pour vivre entre eux l’association pour le service éducatif des pauvres :

    Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, prosterné dans un très profond respect devant votre infinie et adorable majesté, je me consacre tout à vous pour procurer votre gloire, autant qu’il me sera possible et que vous le demanderez de moi.

    Et, pour cet effet, je... promets et fais vœu de m’unir et de demeurer en société avec les Frères des Écoles Chrétiennes qui se sont associés pour tenir ensemble et par association les écoles au service des pauvres, en quelque lieu que ce soit que je sois envoyé et pour y faire ce à quoi je serai employé, soit par le Corps de la Société, soit par ses Supérieurs.

    C’est pourquoi, je promets et fais voeu d’association pour le service éducatif des pauvres, de chasteté, de pauvreté, d’obéissance et de stabilité dans l’Institut conformément à la Bulle d’approbation et à la Règle de l’Institut. Je promets de garder ces voeux inviolablement pendant toute ma vie.

  • >> "Les vœux dans ma vie" par Frère André-Pierre Gauthier

    Frère André-Pierre Gauthier S’engager par les vœux religieux comme Frère des Écoles Chrétiennes ? C’est pour moi une des manières de vivre une existence selon l’évangile, un choix que je mûris et m’approprie depuis 25 ans bientôt. Quand je les ai prononcés, ils représentaient une rupture, une quête d’identité, une forme de contrat aussi… Aujourd’hui ils évoquent un chemin de disponibilité, une école de formation du cœur. Ils façonnent ma liberté en lui donnant de nouveaux horizons.

    Mais la mission d’éducation est là, appel pour ce jour, et chacun des jours. À la suite de Jésus-Christ qui demeure le « oui » pour le salut du monde, je veux rejoindre des adultes et des jeunes dans leurs projets et sur leurs trajets d’humanité. Pauvreté et délestage, ce risque de parcourir des routes autres que la mienne, sans surprise peut-être mais sécurisée. Obéissance et écoute, cet accueil de leurs attentes et de leurs besoins, criés ou murmurés, dérangeant le silence de ma tranquillité. Chasteté et don de mon temps et de mon affection, relation sans laquelle mes mots ne pourraient rejoindre les cœurs. Oui, je suis saisi de ce bel étonnement, que ce « oui » d’aujourd’hui soit plus serein encore, plus fécond peut-être.

    Frère Vincent prononce ses voeux

  • >> "J’ai prononcé mes vœux perpétuels" par Frère Nicolas Capelle

    Prononcer des vœux perpétuels ? Que puis-je en dire aujourd’hui ?

    Frère Nicolas CappelleLorsque je les ai prononcés j’ai beaucoup hésité car je n’avais pas de visibilité : ni sur mon avenir personnel et professionnel, ni sur celui de l’Institut de Frères en France que je trouvais déjà très âgé, à mon goût ; et je me demandais : avec qui vas-tu vivre dans les années futures ? avec ceux-là ? brrrr…Les discussions avec tels ou tels Frères ne m’avançaient à rien ; je les trouvais aussi incertains que moi-même. Finalement, c’est dans l’oraison prolongée et l’adoration du Saint-Sacrement que j’ai décidé de faire le pas, sans aucune forfanterie ni grande assurance en ma fidélité.

    Quarante ans après, qu’en dire ?

    - Ce n’a pas été facile : les mentalités différentes, les heurts de personnalité, les choix communautaires discutables, les paresses, les embourgeoisements, les lourdeurs de la vie, des corps, du mental…Mais, comme partout ailleurs, ni plus ni moins. Plus douloureusement la grande question du célibat et le désir d’enfant ; sans cesse à entendre, sans cesse à offrir pour aller plus avant dans la fidélité à l’appel perçu depuis le plus jeune âge.

    - Mais les vœux perpétuels ont été d’une grande utilité. Cornes de brume par temps de brouillard, éclairs de phares captés au milieu des tempêtes…Ils m’ont permis de m’enfoncer dans la durée et d’accepter l’épreuve du temps avec ses humilités, pour que de vieilles peaux se détachent, de faux semblant s’épuisent et qu’apparaisse, peu à peu, le vrai désir qui me travaille et qui m’oriente depuis toujours vers la figure du Christ. Et au-delà des vœux perpétuels, est arrivé un moment où j’ai compris pour moi cette parole de Dieu en Isaïe : « je te rejoindrai sur les chemins que tu as empruntés ». Alors, la liberté est devenue ma terre.

     
     
     
     
     
     
     
     
     


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